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Les dessous de L'organisation

L'entretien et la sécurisation des sentiers

Les bénévoles en charge de l'entretien et de la sécurisation des sentiers ont un rôle vital pour la réussite de notre manifestation depuis 30 éditions. En effet les réalités de haute montagne nécessitent la mise en oeuvre de moyen humain important pour proposer un maximun de sécurité a l'ensemble des participants

Sécurité

Claude PAULY :

L’idée du Challenge du Montcalm, lancée par Alain et Bernard, était une évidence pour moi : allier sport, solidarité et découverte dans nos splendides montagnes. Et puis avec eux, tout a toujours été possible ! Pour la mettre en place, au-delà de l’envie,  il fallait un professionnel de ce type de course : Jacques Soulié fut donc un des premiers partenaires  aussi. Il pratiquait et maîtrisait cette discipline : ski, alpinisme et compétiteur en montagne, ses compétences ont été précieuses.

J’ai mis les miennes au service de ce beau projet. Accompagnateur de moyenne montagne, amoureux des sommets et de la nature, j’ai eu à cœur d’offrir un cadre sûr aux futurs coureurs qui évolueraient dans cette course. La sécurité fut un leitmotiv partagé par tous, et nous avons, je le crois, réussi, pour le plaisir des coureurs, du plus jeune au plus aguerri.

Dès le départ du projet, nous avons eu le soutien gracieux du PGHM et du SDIS, des partenaires fidèles depuis 30 ans maintenant.

Le premier choix à faire fut celui du parcours : définir un tracé, choisir les bons itinéraires parmi toutes les propositions qu’offrent nos montagnes et leurs sentiers.

Deuxième point incontournable et central : mettre en place le balisage. Un acte tout aussi exigeant qu’essentiel. Là encore, nous avons travaillé main dans la main avec Jacques Soulié. Au fil des éditions, je me suis employé à transmettre les clés d’un balisage de qualité. Et aujourd’hui, les colonnes de bénévoles montent seules et déposent la rubalise. En tant que chef de course, je n’ai plus qu’à vérifier. C’est une grande satisfaction d’avoir su transmettre cette compétence essentielle.

La sécurité passe également par le cordon sanitaire et l’équipe médicale. J’ai ainsi amené des médecins à nous accompagner dans cette aventure, que Mireille a longtemps fédérés. Jean son frère, médecin  bénévole de la première heure reste fidèle à la course. Une très sincère pensée pour Jean-François Rouzaud, qu’aucun concurrent sans certificat médical ne pouvait éviter !

C’est à Fabrice que j’ai transmis cette mission il y a quelques années et qui professionnel de la partie assume entièrement le réseau médical.

Mon QG depuis 1989 sur les 24 heures de la course est basé au Pinet. C’est avec Jean –François Chaumel que nous dirigeons les opérations d’évacuation si elles sont nécessaires en lien avec Yves et Barbe au PC d’Auzat. Ma complicité avec Jean-François est simple et évidente ; quelques sifflets à la radio et le PC sait depuis maintenant 30 ans que l’émetteur est  : Claude !

Mais au-delà des compétences techniques, de l’intendance et de l’organisation, ces 30 ans de Montcalm, c’est pour moi une belle histoire de famille. Dès le départ, mon épouse m’y accompagnait en rejoignant l’équipe paramédicale. En 1992, elle dormait au col 2900, enceinte de 5 mois. Flavien, né 4 mois plus tard, fera dès l’âge de 7 ans toutes les reconnaissances du parcours avec moi en amont de la course, tout comme le balisage.

Dès que nous avons décidé, pour toujours plus de sécurité des participants, de désigner un serre-file sur le parcours, Robin, mon aîné, puis Flavien, et enfin Rémi dès qu’il l’a pu, ont occupé ces postes.

En 2009, pour les 20 ans du Montcalm, Robin me faisait la joie de s’inscrire à la course en secret, et je le découvrais au Pinet, pour un beau temps à l’arrivée de 6h10 !

En 2017, Flavien et Rémi recevaient de Gilles un trophée pour avoir passé la ligne d’arrivée ensemble, main dans la main, sans pour autant avoir oublié de baliser la veille. Toujours un geste incontournable pour les « Pauly bénévoles »…

Le Montcalm, pour moi, c’est 30 ans de bonheur, d’investissement et de partage. C’est un témoin que j’ai su passer à mes enfants, et que je suis heureux de passer à la nouvelle génération. A elle de faire briller maintenant cette magnifique course, aussi belle qu’exigeante comme le sont nos montagnes, avec toute l’humanité que nous nous sommes employés à y insuffler !

Daniel LACASSIN :

J’ai participé à 4 éditions du Marathon du Montcalm dont la première en 1990 et j’en ai bouclé 2. Une année j’ai accompagné Bernard PIQUEMAL lors de sa première participation toute la montée.

Avant les soucis de 2016, j’avais été bénévole qu’une fois au Refuge du Pinet pour aider Claude PAULY. Depuis que CAP MONTCALM a repris l’organisation je suis bénévole tous les ans.

Pour ma première année d’implication, j’ai arrangé les chemins du vertical (déblayage, nettoyage, dallage en pierre)

Pour la seconde année, j’ai rouvert le chemin qu’empruntaient les anciens avant 1966 et la création de la route. J’ai retrouvé des restes de chemin et j’ai rouvert le sentier qui permet de relier Goulier au Pic du Sarrasi par la crête du bois de Cauderas. J’ai commencé en septembre et j’ai fini de rouvrir totalement le sentier en juin. Je montais avec mes outils et ma bouteille d’eau. Après 6/8h de travail je commençais à avoir faim, c’était le signal pour que je redescende et que j’arrête pour la journée.  

Ce sentier est toujours emprunté par le KV et la PICaPICA

L’an dernier avec la création de la PICaPICA j’ai beaucoup travaillé sur les chemins pour les sécuriser :

- Taille des névés au port du Sulho et au-dessus du Pinet.

- Remise en état des sentiers sur la pelouse d’Endron, des derniers mètres du col du Malcaras, de la crête menant au col de Bizourtouse, et de la descente entre le Pinet et l’Artigue.

- Réouverture d’une coupe au-dessus de Saleix.

- Balisage du Malcaras et débalisage du kv.

- Sécurisation de la traversé des ruisseaux au Pla de Labinas et au Riufret.

J’ai passé de nombreux week-ends en montagne et j’avais posé deux semaines de congés début août pour pouvoir effectuer tous ces travaux.

L’été dernier je suis monté 6 fois uniquement au Malcaras. Ce qui me dérange peu car j’adore être en montagne.

Damien BLAZY

Je suis de Capoulet et Junac et je connais très bien le massif du Montcalm depuis mon enfance. J’ai commencé en 2011 par la randonnée car j’étais trop jeune pour participer au Marathon. J’ai ensuite couru le Marathon du Montcalm en 2012, 2013 et 2015 ainsi que le KV en 2016 et 2017.

L’an dernier, étant blessé, je n’ai pas pu participer au Marathon donc j’ai aidé pour l’organisation de la PICaPICA. Avec mon oncle Daniel, nous avons sécurisé le Pic du Sulho et par deux fois le névé au-dessus du Pinet et la crête de Bizourtouse. J’ai aussi finalisé le balisage entre le port d’Arinsal et la cabane de la Croutz.

Durant la PICaPICA la première nuit j’étais à la Pique d’Endron puis le vendredi,  au vu des conditions météo catastrophiques, j’ai dû monter un groupe électrogène sur mon dos au sommet du Montcalm. Le samedi j’en ai profité pour aller voir les coureurs du Marathon.

Le dimanche j’ai débalisé la descente du Malcaras. J’ai aussi participé aux préparatifs de l’édition 2019 en accompagnant Nahuel qui mesurait avec la précision max de son GPS la boucle Soulcem Soulcem.

 

 


 

 

 

L'équipe Logistique

Les bénévoles qui sont en charge de la logistique ont un rôle vital pour la réussite de notre manifestation depuis 30 éditions.

En effet les réalités de haute montagne nécessitent la mise en oeuvre d'un réseau radio, de la gestion de tous les héliportages du matériels et de la restauration de nos bénévoles  en plus de toutes les contraintes d'une course traditionnelle.

Héliportage-refuge-Pinet

Photo: Jean claude SOULERE

Yves BORDES :

Années 75 je fais les premiers vols libres sur le Port de Lers et le Vicdessos d’où viendra la dénomination de Vicdessos Vallée des Vols.  1987 première compet de parapente en Pyrénées et au Risoul : tout schuss sur Vic … et après « gaz » évidemment pour les courses du Montcalm, notre toit de l’Ariège.

Quoi de plus beau que de voir venir s’affronter tous ces amoureux de sport et de montagne en haut du « caillou » … En 1991 Robert Marty est là. Il est le maître d’œuvre en aménagement montagne avec Gérard Martinez pour le futur projet Andorre Auzat Vicdessos et on avait fait tous les repérages à ski par les crêtes de Caraussans.

 Nous décidons d’attaquer à minuit au Pinet avec nos parapentes. Refuge plein à ras bord ça chante encore ! …2h du mat on s’enroule dans nos chiffons et dans la pente pour dormir un peu ; le matin on se retrouve presque …à l’étang !

Au passage du premier coureur dans la descente, on s’apprête à décoller et ...qui c’est qui est en tête ? Jacques Soulère, lui le lièvre, l’aigle dont l’entraînement est de monter en courant au Prat d’Albis et de redescendre …en vol !  Nous ne le rattraperons pas avant l’arrivée ...

Chapeau « le gaulois » !

Quelle édition !!!  

BARBE

Si au départ je suis venu pour aider Hubert - je ne sais pas depuis combien d'années - c'est que le besoin y était et que j'aime rendre service et j'aime les défis.

Par la suite c'est quelque chose qui s'est imposée à moi comme une obligation avec notamment la création d'un modeste fichier permettant facilement de communiquer les résultats sur la place.

Avec les animateurs, Patrick Anné et Robert Vicente, nous avons formé (avec Hubert) une bonne équipe, pour se faire appeler les "muppets"

J'ai beaucoup pratiqué le bénévolat que ce soit dans les courses de raquettes (à l'époque) dans les compétitions de karting (dans de nombreux endroits en France) en raison de la sympathie de JC Sanchez.

Egalement dans les compétitions de parapentes (locales : Foix Vicdessos Arbas, mais également championnat de France et coupes du monde).

Je ne suis pas d'Auzat ou de Vicdessos mais je suis proche géographiquement et me considère tout comme.

J'apprécie qu'il se fasse "des choses" dans cette vallée et ça en fait partie.

Pour cela on doit féliciter et remercier les personnes qui sont à l'origine de cette manifestation et on ne peut que les aider du mieux possible, seuls ils ne peuvent rien faire. De plus c'est important pour la vallée.

Je pense que comme le Tour de France, ça touche une autre population mais ça valorise notre belle vallée.

L'avenir nous dira si je reste à la radio ou si je change tout en sachant que l'âge avance et que la condition physique n'évolue pas dans le bon sens.

Christian DEFRANOUX :

Par le biais de l'Ariégeoise, j'ai découvert le Montcalm dont l'ambiance semblait la même. J'ai décidé  de m'impliquer dans cette manifestation.

Etant montagnard, j'ai demandé à René Paudeleux de m'attribuer un poste sur les hauteurs. Avec Jean Claude Souquet, nous avons tenu le poste de l'étang de la Pique d'Estats. Depuis, du fait de mon âge, je suis descendu à l'Etang Sourd où je suis en poste depuis maintenant plusieurs années.

Au début de ma participation, j'ai souvenir de très belles soirées sympathiques au refuge du Pinet avec le gardien Patrick qui jouait de la guitare…

Mon implication restera tant que l'ambiance sera ce qu'elle est actuellement.

J'aime m'impliquer dans le bénévolat, rencontrer de nouvelles personnes, échanger et faire en sorte que ces manifestations perdurent dans cette vallée.

Alain WAROQUIER :

Responsable des employés communaux de la mairie d'auzat, j'ai pris part à toutes les éditions du Montcalm.
Mais au delà de mon travail, pour mettre en place tables, chaises, j'ai pris une place importante dans la restauration, la préparation des apéritifs et bien d'autres choses. Il faut répondre présent et dans les meilleures conditions à toutes les demandes.
J'aime faire la fête, j'aime être au contact des personnes et j'aime l'ambiance Montcalm. C'est donc naturellement que j'ai continué mes différentes tâches après ma retraite.
Ma spécialité, "les grillades".

Christian BOUSQUET :

J'ai toujours été très impliqué dans la vie locale et surtout associative d'Auzat. Au travers des parents d'élève, du vélo club, des Escagarols. Je suis rentré doucement dans l'organisation du Montcalm, un peu comme un couteau suisse. Ma femme Violette travaillait à la cantine et j'ai passé de nombreuses années à l'aider pour les repas et les bricoles en tout genre. Puis j'ai pris une part plus importante dans l'organisation en me chargeant dedes petits travaux annexes autour de la place, du gymnase. Mes missions sont diverses, sono mais aussi mise en place de tuyaux pour rafraichir les coureurs, être capable de dépanner un groupe électrogène, installer des rallonges, brancher les exposants, résoudre un problème électrique, mise en place des arches, des banderoles. En somme, j'essaie de me rendre utile autant que possible.

 

Alain BILLES :

Amoureux de la Vallée depuis 2 décennies ( formations fédérales VTT ), j'ai découvert les paysages dans un premier temps et ses habitants dans un second temps.
J'ai été logisticien radio sur Goulier et le Marathon du Montcalm.
Ensuite la rencontre d'une charmante personne bénévole depuis 30 ans sur le Marathon m'a propulsé un petit peu plus dans l'organisation.
Bénévole , homme à tout faire ( avec priorité pour inscription et distribution des poches ) depuis 2015
Chargé de la logistique , en compagnie de Christian Bousquet , sur le centre de vie de Soulcem en 2018 ;
Adjoint !!!!!! de Bernard Piquemal sur Soulcem en 2019 , avec en priorité , l'accompagnement liaison-radio avec le P.C situé à Auzat . J'ai toujours le mot pour rire et détendre la situation.

 

 

                      


Les femmes bénévoles de notre organisation à l'honneur:

 

Béatrice GOURMANDIN :

 

Au cours d'une participation des "Escagarols du MONTCALM" (qui s'en souvient ?) sur le tour des 3 Seigneurs, et d'une pause dans un café, Bernard a échafaudé sur un coin de nappe en papier l'hypothèse de faire grimper en haut du Montcalm des amoureux fous de la montagne et des défis. "LE VIRUS DU MONTCALM VENAIT DE ME PIQUER"

Coin de nappe que j'ai déchiré et récupéré, et qui est le point de départ des ARCHIVES "DU MONTCALM". Au fil des années, j'ai classé : résultats, photos, sets de table etc... et rangé précieusement depuis 29 ans.

 

Maguy BORDES : 

 

C’est une petite tente kaki accrochée à la place d’Auzat……

Je suis à l’intérieur avec pour compagnie une radio, un chargeur ...et voilà le PC radio de la course reliée à vue au Montcalm et Pla Nouzère.

 Ces deux contacts, pour le PC, sont les seuls relais entre le Pinet, sans refuge et les autres points radio qu’ils doivent relayer.

Avec mon expérience de la compétition parapente du Risoul je pense « tenir » les ondes.

Las ! c’est sans compter sur les interventions de « Jeannot de Pla Nouzère » : pour donner les temps de passages… son point de vue… demander des nouvelles de la course… bref ça ferraille dur.

Et commence alors mes échanges avec Jeannot, le très actif sur la fréquence, patiemment je lui rappelle régulièrement qu’il brouille les émissions des autres signaleurs …  précis et concis, Jacques Soulié, Claude Pauly, Jean-Pierre Pelipenko chargés de transmettre au PC les infos des points radio « cachés » arrivent tout de même, à s’intercaler dans les échanges. Longue journée !

C’était il y a 30 ans. Jeannot le bavard généreux nous a quittés, j’ai rencontré physiquement Jacques Soulié et Jean-Pierre Pelipenko il y a seulement 3 ans ….

 

Monique DREUX :

Une épopée montagnarde entre amis…voilà mes premiers pas dans l’antre de cette mythique manifestation.

Goulier, un soir de début août : « Le Pied de l’Isard participe à l’encadrement de la course du Montcalm, çà t’intéresse ? »

« Ben, oui, pourquoi pas … »

« Et n’oublie pas, jeudi il te faudra descendre ton « paco » à l’hélico., sinon, tu dormiras à la belle étoile !! »

Autant dire que je n’ai pas oublié !!

 Le vendredi matin, réveil aux aurores. Inventaire et re-inventaire du sac, c’est bon, je crois que j’ai tout….peut être un peu trop, me dis-je en soulevant le sac…enfin on verra bien.

Départ 7h de Goulier, « n’oubliez pas vos laissez passer »,…..pour moi, c’est un peu de l’hébreu, je comprendrai plus tard !!

Le chemin parcouru sur la route forestière me semble très long, nous sommes secoués comme des pruniers !! je me dis que si çà continue il ne va pas nous rester grand-chose à faire à pied !!! DOUCE ILLUSION….

Les voitures garées, nous attaquons, et montagnards confirmés ou pas, nous sommes tous animés par l’enthousiasme de l’aventure partagée.

 Ils en parlaient depuis un moment déjà…çà y est on arrive aux « tables du Montcalm », lieu mythique de la traditionnelle pause casse-croûte. Les langues vont bon train, les anecdotes fusent, les éclats de rire animent la quiétude de ce coin de montagne.

Mais bientôt, les chefs de file sonnent le rassemblement :« on n’est pas arrivé, il faut repartir !! »

Et le groupe s’ébranle, essayant de retrouver le rythme.

La grimpette se fait plus sévère, le névé à traverser quelque peu intimidant, mais on avance… et certains commencent à regretter d’avoir opté pour un petit déjeuner « boite de sardines- canon de rouge »….les jambes sont lourdes et le souffle se fait tirer l’oreille !!

Mais qu’importe, nous arriverons tous au sommet, les « chèvres » devant, « le comité des fêtes » à l’arrière.

Le Montcalm, on y est !!!! Pour le « comité des fêtes » apéro obligatoire au sommet … les chèvres préfèrent filer vers le 2900 pour aller réserver un emplacement pour la nuit sans caillou…sic…

Arrivées aux petites terrasses qui nous tendaient les bras, nous entendons un tonitruant : « ces places sont réservées pour les gendarmes !!! » La voix venait de la plateforme dédiée à l’hélico, en face.

…..Gloups…..et si on n’avait rien entendu….allez au boulot, on monte la tente !!!

Le soir venu, autour de la soupe chaude, nous avons allumé le calumet de la paix….

Çà c’était…il y a quelques années !!

 

Nicole DENJEAN :

Le Montcalm : chez nous, à Auzat,  il est une référence, un symbole. Bon nombre d’associations, de commerces, de services…l’intègrent dans leur dénomination.

On vit au pied du Montcalm, il fait partie de notre quotidien… il est notre ligne d’horizon.

Quelques précurseurs, il y a 30 ans, eurent l’idée de faire une course de montagne, le Marathon du Montcalm. D’après les récits de nos plus anciens, il fallait bien 2 jours pour l’atteindre en partant d’Auzat. Bon on allait bien voir ce que ces coureurs allaient faire.

Je fis office de photographe dans un premier temps…

Je me plaçais au-dessus du Pinet et à la descente je photographiais ces femmes et ces hommes qui semblaient voler de pierre en pierre. C’était sûr, nous étions passés dans un autre monde, une autre dimension : Juste un peu plus de 4h le record… peut-être des extraterrestres ?

Quelle que soit  la performance, chaque année les Andorrans d’Ordino et certains Auzatois, dont les pères gardaient ensemble les troupeaux sur les pentes de ces montagnes, se revoient autour de ce challenge du Montcalm… il est devenu un événement  sportif patrimonial autour duquel les gens du pays, les vacanciers, tous les amoureux du Montcalm se retrouvent, car c’est une belle aventure la montagne, une réelle histoire d’amitié… sans frontière…

Du pic à la pica, coureurs de toutes les nations, nous vous attendons… soyez les bienvenus !

 

Isabelle PIRES :

Le Montcalm, j’y suis tombée dedans il y a 25 ans ! L’organisation de cette manifestation faisait partie de nos missions dans le cadre de notre travail au sein de l’Intercommunalité. Dès le départ, j’ai été affectée aux inscriptions et j’y suis restée, si bien qu’aujourd’hui j’en suis responsable.

Les inscriptions : le poste du stress et de l’adrénaline ! Quand nous avons débuté c’était avec des tableaux sur Excel en connexion avec le chrono. Des tableaux concoctés par Gilles, bourrés de macros, qui finissaient par nous rendre fous. Une seule fausse manipulation et c’était l’enfer ! Pour anecdote le Chrono c’était la place idéale du petit nouveau qui se réjouissait de prendre ce poste, super heureux de la confiance qu’on pouvait lui témoigner dès sa première participation. Puis, à la fin de la journée, il se jurait de ne plus y retourner.... et nous en voulait quand même un peu !

Aujourd’hui, nous sommes bien sûr plus aguerris car le Chrono est géré par des professionnels mais il reste forcément lié aux inscriptions ! Cependant, malgré notre expérience, nous avons parfois de grands moments de solitude quand de malencontreuses erreurs de dossards se produisent ! Quand des noms s’interchangent, des discussions sans fin secouent notre équipe, on se demande qui est qui, pourquoi le coureur a le mauvais dossard, et combien il y avait de « r » dans ce nom anglais que nous avons mal orthographié dès le départ et que personne n’arrivait à prononcer de toute façon ! Tout ce stress pour finalement se rendre compte que tout va bien, que la course est un événement attendu, qui attire chaque jour plus de sportifs et sportives et que la majorité d’entre eux repart satisfaite !

Chaque année on se plaît à se raconter ces moments où l’on se serait bien volontiers cachés sous le stand, mais on n’oublie pas pour autant ceux où l’on était fier de se présenter avec la toute nouvelle édition du fringuant tee-shirt du Montcalm ! Une autre de nos fiertés, dont on peut bien se vanter un 8 mars, c’est l’augmentation de la présence et de la puissance de nos coureuses, qui nous rappelle que lundi prochain, il faudrait se remettre au sport !!!

Pour moi, cette manifestation aujourd’hui représente bien plus qu’une course, car elle est restée la nôtre : celle de l’équipe qui l’a créée et qui est restée unie derrière elle. Ce sont des moments d’amitié, de belles rencontres, le plaisir de retrouver des coureurs, des familles... mais aussi des moments de partage et de travail.

Pour cette trentième édition au-delà de l’exploit sportif reconnu de toute part, j’espère que nous arriverons à transmettre cette joie qui nous anime aussi bien nous, les bénévoles que les coureurs, pour cette belle manifestation qu’est le Montcalm.

 

 


 

Les bénévoles historiques :


Alain LEPLUS :

La cheville ouvrière. Alain a donné de son temps, de sa personne pour mettre en place cette course. Il en a assuré la direction pendant plus de 20 ans. Il continue d'œuvrer grandement pour son développement.

Il y a bientôt 30 ans que « Le challenge des 3000m ariégeois » a été créé par l’intercommunalité. L’objectif était d’accompagner le développement de la « Station Sport Nature du Montcalm » Dès sa création il a permis de donner une nouvelle identité à notre vallée, tournée vers les Sports de Nature et de favoriser la dynamique humaine de ses habitants. Cet évènement sportif par son caractère montagnard et innovant a permis de rassembler tous ceux qui souhaitaient un avenir pour cette vallée abandonnée par les évolutions industrielles.

Au fil des années on a eu de cesse de développer la qualité et la notoriété de cet événement en travaillant sur la sécurité, l’environnement, la convivialité et la force de notre collectif. Ce challenge est devenu une référence pyrénéenne voire au-delà.

En 2014, cette dynamique publique-privée, fondation de cet événement, est remise en cause. Quel choc !! Qu’allait devenir ce challenge ?  Que faire ?

C’est de notre collectif, solide de 25 ans d’engagement, de passion et d’amitiés qu’une solution a émergé. Tous ceux qui ne voulaient pas voir disparaitre ce « monument » se sont rassemblés et se sont mobilisés pour trouver les solutions aux problématiques administratives et de moyens.

Au départ, d’initiative et de gestion à dominante publique, ce Challenge a pu survivre dans une nouvelle dynamique d’initiative plus privée. L’association Cap Montcalm est devenue le nouveau socle d’existence et d’évolution tout en conservant le partenariat le plus sincère et le plus large possible.

Engagé dans cette aventure depuis le premier jour en tant que salarié c’est aujourd’hui en tant que bénévole de Cap Montcalm que je poursuis le développement de cette manifestation sportive qui ne s’est pas contentée de résister mais bien au contraire s’est fortement développée en reprenant sa place de leader dans les domaines des courses, des trails, du durable, du transfrontalier…. Cette évolution lui confère, aujourd’hui, une notoriété internationale.

Cette grande manifestation sportive est devenue un puissant moyen de développement économique de cette vallée …. Quel plaisir de pouvoir l’écrire…. Mais cela nous engage, aussi, dans les efforts à accomplir pour structurer notre entreprise associative en étant vigilants sur nos valeurs et nos liens d’amitié.

Le Montcalm n’a pas fini de nous étonner et de donner de grandes satisfactions !

 

Gilbert PIQUEMAL :

Monsieur randonnée et plus. Gilbert est l'un des rares bénévoles à avoir effectué les 30 éditions.

J'ai été séduit dès le départ par ce challenge qui sert à faire connaitre notre vallée et ses sommets. Nous étions des précurseurs sur les courses en montagne. Il y a 30 ans on ne parlait pas de trails de marathons en montagne et encore moins d'ultra trails.

Je me retrouve dans cette aventure pour la bonne ambiance entre bénévoles, le très bon contact avec  les coureurs et pour notre "papa" Bernard Piquemal.

Dès le départ je me suis occupé de la randonnée. Elle partait du chalet du Montcalm. Par la suite, nous avons tout regroupé sur le parking de l'Artigue

 J'en suis le responsable avec une formidable équipe autour de moi. 

Je me souviens de la première randonnée,  Claude avait mis en place 3 allures : une lente, une moyenne et une rapide avec 3 accompagnateurs montagne. Au début, c'était très bien mais par la suite, ce fut la panique car tous les randonneurs se sont mélangés. Nous avons abandonné ce concept par la suite.

Je me souviens également des départs de la chapelle de Marc : de nombreux coureurs allaient faire une prière et particulièrement les Catalans.

 Longue vie au chalenge et à la PICaPICA !!!

Conservons cette bonne ambiance avec tous les bénévoles et les coureurs

Pour moi c'est  ma trentième année, je n'ai jamais manqué une édition. Qui l'aurait cru au départ

Pour ce trentième anniversaire, j'espère que le soleil sera de la partie.

 

René PAUDELEUX :

Monsieur Bénévole. René est un bénévole exemplaire qui s'investit sans compter dans de nombreuses associations, le Montcalm bien sûr avec sa mission de responsable au refuge du Pinet, mais aussi l'Ariégeoise, les Amis d'Olbier....De plus il donne de son temps pour déneiger les rues d'Olbier, débroussailler le village...

 

J’étais spectateur sur le bord de la route et j’ai aidé une personne qui donnait  de l’eau à des coureurs.  J’ai demandé des renseignements sur l’organisation, cette course m’a intéressé par son envergure. J’ai décidé de participer et de m’impliquer dans cette belle aventure en donnant de mon temps, de mon énergie, de partager cette passion de la montagne et de mon expérience avec les autres.  C’est avec joie que je retrouve des anciens, devenus des amis souvent d’une année à l’autre et  nous évoquons des souvenirs du temps passé. Le plaisir des rencontres, des échanges avec les nouveaux, essayer d’attirer de futurs bénévoles car  cette course n’existerait pas sans eux.        

La première année j’ai débuté en partie basse vers Marc. L’année suivante,  je suis partie avec l’équipe Péchiney pour prendre le poste à l’étang Montcalm.  Nous sommes passés  devant le refuge du Pinet qui était en cours de construction. Viendra ensuite la côte 2900 (la haut, tout est différent, tempête, nuit froide, pluie…..). Quelques années plus tard,  Aimé m’a demandé de le remplacer au refuge du Pinet.

Pour les anecdotes (il y en a mille) pas possible de répondre en 4 lignes, mais entre autres :

- Campement à 2900 : la tempête retourne le marabout pendant la nuit, tout le monde dehors, dans  le froid, la neige, le pique-nique sous la pluie (vive le camping). Avec JPP, nous avons fait  partir une bombe au sommet du Montcalm à minuit. L’angoisse la nuit sous la menace d’un orage de prendre la décision avec (JS) d’évacuer ou non le campement.

- Grande frayeur : Pour gagner du temps, le pilote de l’hélico demande d’accrocher deux filets pour l’hélitreuillage. La charge est trop lourde et il ne peut la soulever. Il tire sur le côté, la charge  tombe dans un trou, entraîne l’hélico. Décrochage en urgence de la charge sous  l’hélico avec JPP (ce n’est pas rien).

- Refuge du PINET : Montée des bénévoles le vendredi après-midi au Pinet. A peine arrivés, mauvaise nouvelle, l’hélico n’a pas pu monter les filets à cause du mauvais temps. Il faut former une équipe pour redescendre à la DZ, chercher le matériel de sécurité et le ravitaillement pour les coureurs. La montée fut difficile sous le poids des charges, spontanément certains bénévoles restés au refuge sont venus à la rencontre de leurs amis très fatigués pour les aider. C’est  l’esprit sportif.

-Plus amusant, la descente des packs d’eau vers l’Etang Sourd avec les mulets de JL : vous êtes  devant les mulets qui vous poussent du museau, si vous ne marchez pas assez vite. La montée n’est pas triste.  Vous marchez derrière les mulets,  ils sont plus rapides que vous. Vous tirez sur les rênes pour les freiner, ils s’arrêtent, vous relâchez ils bondissent de 2 mètres et vous moulinez pour les suivre. Certains ont été surpris et ont bien ri de cette aventure.

 

bénévoles

Gilbert CUMINETTI :

Gilbert fait partie de ces personnes toujours prêtes à s'investir pour les autres. Il est, entre autre, trésorier de l'Ariégeoise.

Je n’ai jamais été un pratiquant de course à pied mais j’aime participer à l’organisation d’évènements sportifs. J’ai toujours pris du plaisir pendant le raid Toulouse-Barcelone, l’Ariège Trophy, le tour du Béarn ou d’autres courses par équipes, mais le Montcalm c’est une autre dimension.

Je suis avant tout un amoureux de la montagne, elle est belle, difficile parfois et par moment dangereuse. Quel plaisir de se retrouver avec des copains en haut et de partager des moments inoubliables en toute simplicité.

Mon amitié avec Bernard Piquemal et Alain Leplus m’a permis de découvrir cette course, de pouvoir m’impliquer en tant que bénévole. Je suis dans l’organisation depuis le début, et c’est un réel plaisir au mois d’août de retrouver tous les copains pour une nouvelle édition. La camaraderie, l’amitié, l’implication, la convivialité, le don de soi nous permet de réaliser des prouesses pour assurer la sécurité et le bon déroulement de cette course hors normes. Gilles Denjean a su fédérer autour de lui une équipe solide, efficace, professionnelle dont l’objectif est de toujours progresser.

Au tout début, pendant trois ou quatre années, j’étais coresponsable du camp au col 2900 et je garde de cette période quelques souvenirs particuliers. Je me souviens avoir pris pour la première fois l’hélicoptère et m’être trouvé au milieu de ces cailloux pour la mise en place du camp. Où implanter les tentes, pas de matériel, pas d’espaces herbeux. On a alors tant bien que mal préparé avec des lauzes et un peu de terre des endroits pour s’installer. Les nuits étaient longues et il nous tardait de nous lever pour soulager nos dos endoloris.

Mais quel plaisir le jour de la course de voir et encourager jacques Soulère qui bondissait de cailloux en cailloux tel un isard. Chaque année on retrouvait un compétiteur de Pamiers bien connu qui arrivait souvent sur les courses à vélo, qui participait à la compétition puis qui regagnait son domicile. Un jour, lorsqu’il est passé devant moi, il m’a demandé de lui indiquer son temps de passage. Sa mine était réjouie car il avait amélioré le temps de l’année précédente de deux ou trois minutes. Il avait à l’époque près de soixante dix ans. Respect Monsieur Michel !!!

Généralement, à la fin de la course on prépare les filets pour redescendre le matériel et les sacs et le responsable attend une dernière rotation pour redescendre dans la vallée. Une année, je suis resté seul en short et tee shirt pour attendre l’hélico. Sauf que, le responsable des rotations et le pilote ont complètement oublié de faire cette dernière rotation et sont partis déjeûner. Je n’avais plus de batterie et donc plus de liaison radio, et de plus la brume est arrivée (visibilité maxi. 30m). Je n’osais pas descendre à pieds car je craignais qu’il ne monte et qu’il ne me trouve pas. J’ai attendu ainsi deux ou trois heures et un moment donné j’ai entendu l’hélico qui arrivait par le riufret, je me suis mis sur un névé pour qu’il puisse me repérer. Le patin ne touchait pas le sol que j’étais déjà à l’intérieur. J’ai informé le pilote qu’on devait prendre  le gars de l’étang Montcalm. Le pilote s’est mis en stationnaire et a suivi le chemin en descendant. Heureusement que Roger était monté jusqu’aux cornes et nous avons pu le récupérer. Et maintenant comment descendre dans la vallée ? Il me semblait que les pales allaient toucher les rochers et que notre dernière heure était arrivée. Tout d’un coup, nous nous sommes retrouvés à la DZ. Des gouttes de sueur perlaient sur mon front, j’ai serré longuement la main du pilote. Bravo l’artiste !!!

Des images et des souvenirs, j’en ai plein la tête et même si aujourd’hui j’ai un peu de mal à passer deux ou trois jours sur le caillou j’ai hâte de retrouver cette ambiance, cette convivialité et cette camaraderie que me procure cet évènement.

Aimé MAURY :

Monsieur mémoire. Elu depuis plus de 30 ans à Auzat. Homme à tout faire avec une grande connaissance de l'histoire du village et de ses habitants. 

J'ai participé à cette belle aventure dès le début. J'étais élu au conseil municipal d'Auzat et j'ai pris  divers titres au Montcalm. Tout d'abord je suis allé en montagne. J'ai pris la responsabilité du poste du Pinet. Les soirées étaient arrosées, nous avons bien rigolé. Mais l'âge faisant, je suis descendu pour assumer de nouvelles missions sur la place. J'étais en charge de recruter des bénévoles, je faisais le lien avec les employés communaux pour le montage des chapiteaux, la mise en place des tables, des chaises, la réservation du gymnase.....En 2017, j'ai formé Nadine Bertrand qui m'a remplacé en 2018. Je lui ai transmis toutes les petites astuces mais je suis toujours dans l'organisation pour aider au maximum.

André MAURY

 

 

 

 


 

 

Bernard PIQUEMAL, le papa du Montcalm :

 

L'Aventure sur Auzat commence fin des années 80. Comment faire vivre ce Pays si Péchiney un jour ferme ses portes...!!!!

Quel développement pour créer des Activités nouvelles et des Emplois....!!!!  Comment attirer de nouvelles populations et des familles jeunes. 

Bernard Piquemal Marathon du Montcalm

Pour ces objectifs sont créés de nouveaux outils, le Syndicat d'Initiative professionnel en 1987 et le District en 1989. Elu Président de ces deux organismes, j'ouvrais aussi la réflexion sur: comment faire Connaitre et faire Aimer ce Pays, se différencier des autres vallées de montagne. Une idée est rapidement consensuelle entre nous, même si elle est nouvelle, novatrice, autour de nos atouts naturels, nos montagnes, notre patrimoine et nos frontières, la jeunesse et les sportifs.

Mais quoi faire pour la promotion du pays, il fallait trouver un truc tout nouveau, particulier et un peu fou.......et comme souvent à la fin d’une réunion, autour d’une table une boutade arrive sur les toits des Pyrénées : Vignemale, Montcalm et autres....

Dès le lendemain je propose à Alain pourquoi pas une grande manifestation avec une course sur le toit de l’Ariège.....et tout de suite avec Claude en renfort l’idée fait son chemin ...le surlendemain, toute l’équipe travaillait sur le futur Challenge des 3000 ariégeois.

Si je suis le papa, sans l’équipe autour de moi, avec Alain en chef de file, ce Challenge et beaucoup d’autres choses n’auraient pas vu le jour dans ce Pays.

Avec la confiance des collègues l’équipe s’élargit et on teste la faisabilité sur tous ses aspects. Au début beaucoup de sceptiques, d'autres nous prenant pour des illuminés, il a fallu convaincre et mobiliser les moyens humains et financiers.

Parti comme une expérience les premières années, cela fait maintenant 30 ans que ça dure ,une équipe avec un noyau dur d'acteurs et des centaines de bénévoles , un état d’esprit, de la passion, de l’investissement, de la solidarité, des soutiens financiers et des Collectivités avec surtout des coureurs qui se comptent en milliers venus de toute la France et de beaucoup de pays étrangers ......

Le papa lui s’est transformé en organisateur et président de cette manifestation pendant 24 ans , même en coureur (trois Montcalm et plusieurs trails de la Vallée) suite à un défi des amis, mais aussi pour voir les plus et surtout les moins de l’intérieur de la course pour la faire grandir , mais tout ça grâce aussi à Alain qui pendant ce temps me remplaçait à la direction de la course.

C’était parti.......et le Montcalm commençait à s’afficher, à rayonner et mettait une loupe formidable sur les activités de la vallée avec dans la foulée la création d’une Station Touristique de montagne d’un nouveau genre, innovante, audacieuse : la Station-Sport-Nature du Montcalm.

Que d’émotions, que de souvenirs, que d’anecdotes......avec en 30 ans la participation de plusieurs milliers de bénévoles, qui ont fait année après année la réussite de cette manifestation.

Formidable aventure humaine, outil aussi de rassemblement, d’efforts en commun et de cohésion sociale.

Même une suppression de la manifestation en 2015 par les élus locaux actuels et des menaces de ces derniers qui perdurent , n’y ont rien fait jusqu’à aujourd’hui et très heureux de voir le bébé bien grandir dans les bonnes mains d’un jeune du pays ,Gilles Denjean (un de mes adjoints dans l’ancienne équipe  d’organisation) qui a repris le témoin pour continuer la belle aventure.

La manifestation a grandi, a évolué, s’est développée, est devenue internationale et incontournable, tout en gardant son esprit originel.