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Les dessous de L'organisation

Les femmes bénévoles de notre organisation à l'honneur:

 

Béatrice GOURMANDIN :

 

Au cours d'une participation des "Escagarols du MONTCALM" (qui s'en souvient ?) sur le tour des 3 Seigneurs, et d'une pause dans un café, Bernard a échafaudé sur un coin de nappe en papier l'hypothèse de faire grimper en haut du Montcalm des amoureux fous de la montagne et des défis. "LE VIRUS DU MONTCALM VENAIT DE ME PIQUER"

Coin de nappe que j'ai déchiré et récupéré, et qui est le point de départ des ARCHIVES "DU MONTCALM". Au fil des années, j'ai classé : résultats, photos, sets de table etc... et rangé précieusement depuis 29 ans.

 

Maguy BORDES : 

 

C’est une petite tente kaki accrochée à la place d’Auzat……

Je suis à l’intérieur avec pour compagnie une radio, un chargeur ...et voilà le PC radio de la course reliée à vue au Montcalm et Pla Nouzère.

 Ces deux contacts, pour le PC, sont les seuls relais entre le Pinet, sans refuge et les autres points radio qu’ils doivent relayer.

Avec mon expérience de la compétition parapente du Risoul je pense « tenir » les ondes.

Las ! c’est sans compter sur les interventions de « Jeannot de Pla Nouzère » : pour donner les temps de passages… son point de vue… demander des nouvelles de la course… bref ça ferraille dur.

Et commence alors mes échanges avec Jeannot, le très actif sur la fréquence, patiemment je lui rappelle régulièrement qu’il brouille les émissions des autres signaleurs …  précis et concis, Jacques Soulié, Claude Pauly, Jean-Pierre Pelipenko chargés de transmettre au PC les infos des points radio « cachés » arrivent tout de même, à s’intercaler dans les échanges. Longue journée !

C’était il y a 30 ans. Jeannot le bavard généreux nous a quittés, j’ai rencontré physiquement Jacques Soulié et Jean-Pierre Pelipenko il y a seulement 3 ans ….

 

Monique DREUX :

Une épopée montagnarde entre amis…voilà mes premiers pas dans l’antre de cette mythique manifestation.

Goulier, un soir de début août : « Le Pied de l’Isard participe à l’encadrement de la course du Montcalm, çà t’intéresse ? »

« Ben, oui, pourquoi pas … »

« Et n’oublie pas, jeudi il te faudra descendre ton « paco » à l’hélico., sinon, tu dormiras à la belle étoile !! »

Autant dire que je n’ai pas oublié !!

 Le vendredi matin, réveil aux aurores. Inventaire et re-inventaire du sac, c’est bon, je crois que j’ai tout….peut être un peu trop, me dis-je en soulevant le sac…enfin on verra bien.

Départ 7h de Goulier, « n’oubliez pas vos laissez passer »,…..pour moi, c’est un peu de l’hébreu, je comprendrai plus tard !!

Le chemin parcouru sur la route forestière me semble très long, nous sommes secoués comme des pruniers !! je me dis que si çà continue il ne va pas nous rester grand-chose à faire à pied !!! DOUCE ILLUSION….

Les voitures garées, nous attaquons, et montagnards confirmés ou pas, nous sommes tous animés par l’enthousiasme de l’aventure partagée.

 Ils en parlaient depuis un moment déjà…çà y est on arrive aux « tables du Montcalm », lieu mythique de la traditionnelle pause casse-croûte. Les langues vont bon train, les anecdotes fusent, les éclats de rire animent la quiétude de ce coin de montagne.

Mais bientôt, les chefs de file sonnent le rassemblement :« on n’est pas arrivé, il faut repartir !! »

Et le groupe s’ébranle, essayant de retrouver le rythme.

La grimpette se fait plus sévère, le névé à traverser quelque peu intimidant, mais on avance… et certains commencent à regretter d’avoir opté pour un petit déjeuner « boite de sardines- canon de rouge »….les jambes sont lourdes et le souffle se fait tirer l’oreille !!

Mais qu’importe, nous arriverons tous au sommet, les « chèvres » devant, « le comité des fêtes » à l’arrière.

Le Montcalm, on y est !!!! Pour le « comité des fêtes » apéro obligatoire au sommet … les chèvres préfèrent filer vers le 2900 pour aller réserver un emplacement pour la nuit sans caillou…sic…

Arrivées aux petites terrasses qui nous tendaient les bras, nous entendons un tonitruant : « ces places sont réservées pour les gendarmes !!! » La voix venait de la plateforme dédiée à l’hélico, en face.

…..Gloups…..et si on n’avait rien entendu….allez au boulot, on monte la tente !!!

Le soir venu, autour de la soupe chaude, nous avons allumé le calumet de la paix….

Çà c’était…il y a quelques années !!

 

Nicole DENJEAN :

Le Montcalm : chez nous, à Auzat,  il est une référence, un symbole. Bon nombre d’associations, de commerces, de services…l’intègrent dans leur dénomination.

On vit au pied du Montcalm, il fait partie de notre quotidien… il est notre ligne d’horizon.

Quelques précurseurs, il y a 30 ans, eurent l’idée de faire une course de montagne, le Marathon du Montcalm. D’après les récits de nos plus anciens, il fallait bien 2 jours pour l’atteindre en partant d’Auzat. Bon on allait bien voir ce que ces coureurs allaient faire.

Je fis office de photographe dans un premier temps…

Je me plaçais au-dessus du Pinet et à la descente je photographiais ces femmes et ces hommes qui semblaient voler de pierre en pierre. C’était sûr, nous étions passés dans un autre monde, une autre dimension : Juste un peu plus de 4h le record… peut-être des extraterrestres ?

Quelle que soit  la performance, chaque année les Andorrans d’Ordino et certains Auzatois, dont les pères gardaient ensemble les troupeaux sur les pentes de ces montagnes, se revoient autour de ce challenge du Montcalm… il est devenu un événement  sportif patrimonial autour duquel les gens du pays, les vacanciers, tous les amoureux du Montcalm se retrouvent, car c’est une belle aventure la montagne, une réelle histoire d’amitié… sans frontière…

Du pic à la pica, coureurs de toutes les nations, nous vous attendons… soyez les bienvenus !

 

Isabelle PIRES :

Le Montcalm, j’y suis tombée dedans il y a 25 ans ! L’organisation de cette manifestation faisait partie de nos missions dans le cadre de notre travail au sein de l’Intercommunalité. Dès le départ, j’ai été affectée aux inscriptions et j’y suis restée, si bien qu’aujourd’hui j’en suis responsable.

Les inscriptions : le poste du stress et de l’adrénaline ! Quand nous avons débuté c’était avec des tableaux sur Excel en connexion avec le chrono. Des tableaux concoctés par Gilles, bourrés de macros, qui finissaient par nous rendre fous. Une seule fausse manipulation et c’était l’enfer ! Pour anecdote le Chrono c’était la place idéale du petit nouveau qui se réjouissait de prendre ce poste, super heureux de la confiance qu’on pouvait lui témoigner dès sa première participation. Puis, à la fin de la journée, il se jurait de ne plus y retourner.... et nous en voulait quand même un peu !

Aujourd’hui, nous sommes bien sûr plus aguerris car le Chrono est géré par des professionnels mais il reste forcément lié aux inscriptions ! Cependant, malgré notre expérience, nous avons parfois de grands moments de solitude quand de malencontreuses erreurs de dossards se produisent ! Quand des noms s’interchangent, des discussions sans fin secouent notre équipe, on se demande qui est qui, pourquoi le coureur a le mauvais dossard, et combien il y avait de « r » dans ce nom anglais que nous avons mal orthographié dès le départ et que personne n’arrivait à prononcer de toute façon ! Tout ce stress pour finalement se rendre compte que tout va bien, que la course est un événement attendu, qui attire chaque jour plus de sportifs et sportives et que la majorité d’entre eux repart satisfaite !

Chaque année on se plaît à se raconter ces moments où l’on se serait bien volontiers cachés sous le stand, mais on n’oublie pas pour autant ceux où l’on était fier de se présenter avec la toute nouvelle édition du fringuant tee-shirt du Montcalm ! Une autre de nos fiertés, dont on peut bien se vanter un 8 mars, c’est l’augmentation de la présence et de la puissance de nos coureuses, qui nous rappelle que lundi prochain, il faudrait se remettre au sport !!!

Pour moi, cette manifestation aujourd’hui représente bien plus qu’une course, car elle est restée la nôtre : celle de l’équipe qui l’a créée et qui est restée unie derrière elle. Ce sont des moments d’amitié, de belles rencontres, le plaisir de retrouver des coureurs, des familles... mais aussi des moments de partage et de travail.

Pour cette trentième édition au-delà de l’exploit sportif reconnu de toute part, j’espère que nous arriverons à transmettre cette joie qui nous anime aussi bien nous, les bénévoles que les coureurs, pour cette belle manifestation qu’est le Montcalm.

 

 

 

 

 

 


 

Les bénévoles historiques :


Alain LEPLUS :

La cheville ouvrière. Alain a donné de son temps, de sa personne pour mettre en place cette course. Il en a assuré la direction pendant plus de 20 ans. Il continue d'œuvrer grandement pour son développement.

Il y a bientôt 30 ans que « Le challenge des 3000m ariégeois » a été créé par l’intercommunalité. L’objectif était d’accompagner le développement de la « Station Sport Nature du Montcalm » Dès sa création il a permis de donner une nouvelle identité à notre vallée, tournée vers les Sports de Nature et de favoriser la dynamique humaine de ses habitants. Cet évènement sportif par son caractère montagnard et innovant a permis de rassembler tous ceux qui souhaitaient un avenir pour cette vallée abandonnée par les évolutions industrielles.

Au fil des années on a eu de cesse de développer la qualité et la notoriété de cet événement en travaillant sur la sécurité, l’environnement, la convivialité et la force de notre collectif. Ce challenge est devenu une référence pyrénéenne voire au-delà.

En 2014, cette dynamique publique-privée, fondation de cet événement, est remise en cause. Quel choc !! Qu’allait devenir ce challenge ?  Que faire ?

C’est de notre collectif, solide de 25 ans d’engagement, de passion et d’amitiés qu’une solution a émergé. Tous ceux qui ne voulaient pas voir disparaitre ce « monument » se sont rassemblés et se sont mobilisés pour trouver les solutions aux problématiques administratives et de moyens.

Au départ, d’initiative et de gestion à dominante publique, ce Challenge a pu survivre dans une nouvelle dynamique d’initiative plus privée. L’association Cap Montcalm est devenue le nouveau socle d’existence et d’évolution tout en conservant le partenariat le plus sincère et le plus large possible.

Engagé dans cette aventure depuis le premier jour en tant que salarié c’est aujourd’hui en tant que bénévole de Cap Montcalm que je poursuis le développement de cette manifestation sportive qui ne s’est pas contentée de résister mais bien au contraire s’est fortement développée en reprenant sa place de leader dans les domaines des courses, des trails, du durable, du transfrontalier…. Cette évolution lui confère, aujourd’hui, une notoriété internationale.

Cette grande manifestation sportive est devenue un puissant moyen de développement économique de cette vallée …. Quel plaisir de pouvoir l’écrire…. Mais cela nous engage, aussi, dans les efforts à accomplir pour structurer notre entreprise associative en étant vigilants sur nos valeurs et nos liens d’amitié.

Le Montcalm n’a pas fini de nous étonner et de donner de grandes satisfactions !

 

Gilbert PIQUEMAL :

Monsieur randonnée et plus. Gilbert est l'un des rares bénévoles à avoir effectué les 30 éditions.

J'ai été séduit dès le départ par ce challenge qui sert à faire connaitre notre vallée et ses sommets. Nous étions des précurseurs sur les courses en montagne. Il y a 30 ans on ne parlait pas de trails de marathons en montagne et encore moins d'ultra trails.

Je me retrouve dans cette aventure pour la bonne ambiance entre bénévoles, le très bon contact avec  les coureurs et pour notre "papa" Bernard Piquemal.

Dès le départ je me suis occupé de la randonnée. Elle partait du chalet du Montcalm. Par la suite, nous avons tout regroupé sur le parking de l'Artigue

 J'en suis le responsable avec une formidable équipe autour de moi. 

Je me souviens de la première randonnée,  Claude avait mis en place 3 allures : une lente, une moyenne et une rapide avec 3 accompagnateurs montagne. Au début, c'était très bien mais par la suite, ce fut la panique car tous les randonneurs se sont mélangés. Nous avons abandonné ce concept par la suite.

Je me souviens également des départs de la chapelle de Marc : de nombreux coureurs allaient faire une prière et particulièrement les Catalans.

 Longue vie au chalenge et à la PICaPICA !!!

Conservons cette bonne ambiance avec tous les bénévoles et les coureurs

Pour moi c'est  ma trentième année, je n'ai jamais manqué une édition. Qui l'aurait cru au départ

Pour ce trentième anniversaire, j'espère que le soleil sera de la partie.

 

René PAUDELEUX :

Monsieur Bénévole. René est un bénévole exemplaire qui s'investit sans compter dans de nombreuses associations, le Montcalm bien sûr avec sa mission de responsable au refuge du Pinet, mais aussi l'Ariégeoise, les Amis d'Olbier....De plus il donne de son temps pour déneiger les rues d'Olbier, débroussailler le village...

 

J’étais spectateur sur le bord de la route et j’ai aidé une personne qui donnait  de l’eau à des coureurs.  J’ai demandé des renseignements sur l’organisation, cette course m’a intéressé par son envergure. J’ai décidé de participer et de m’impliquer dans cette belle aventure en donnant de mon temps, de mon énergie, de partager cette passion de la montagne et de mon expérience avec les autres.  C’est avec joie que je retrouve des anciens, devenus des amis souvent d’une année à l’autre et  nous évoquons des souvenirs du temps passé. Le plaisir des rencontres, des échanges avec les nouveaux, essayer d’attirer de futurs bénévoles car  cette course n’existerait pas sans eux.        

La première année j’ai débuté en partie basse vers Marc. L’année suivante,  je suis partie avec l’équipe Péchiney pour prendre le poste à l’étang Montcalm.  Nous sommes passés  devant le refuge du Pinet qui était en cours de construction. Viendra ensuite la côte 2900 (la haut, tout est différent, tempête, nuit froide, pluie…..). Quelques années plus tard,  Aimé m’a demandé de le remplacer au refuge du Pinet.

Pour les anecdotes (il y en a mille) pas possible de répondre en 4 lignes, mais entre autres :

- Campement à 2900 : la tempête retourne le marabout pendant la nuit, tout le monde dehors, dans  le froid, la neige, le pique-nique sous la pluie (vive le camping). Avec JPP, nous avons fait  partir une bombe au sommet du Montcalm à minuit. L’angoisse la nuit sous la menace d’un orage de prendre la décision avec (JS) d’évacuer ou non le campement.

- Grande frayeur : Pour gagner du temps, le pilote de l’hélico demande d’accrocher deux filets pour l’hélitreuillage. La charge est trop lourde et il ne peut la soulever. Il tire sur le côté, la charge  tombe dans un trou, entraîne l’hélico. Décrochage en urgence de la charge sous  l’hélico avec JPP (ce n’est pas rien).

- Refuge du PINET : Montée des bénévoles le vendredi après-midi au Pinet. A peine arrivés, mauvaise nouvelle, l’hélico n’a pas pu monter les filets à cause du mauvais temps. Il faut former une équipe pour redescendre à la DZ, chercher le matériel de sécurité et le ravitaillement pour les coureurs. La montée fut difficile sous le poids des charges, spontanément certains bénévoles restés au refuge sont venus à la rencontre de leurs amis très fatigués pour les aider. C’est  l’esprit sportif.

-Plus amusant, la descente des packs d’eau vers l’Etang Sourd avec les mulets de JL : vous êtes  devant les mulets qui vous poussent du museau, si vous ne marchez pas assez vite. La montée n’est pas triste.  Vous marchez derrière les mulets,  ils sont plus rapides que vous. Vous tirez sur les rênes pour les freiner, ils s’arrêtent, vous relâchez ils bondissent de 2 mètres et vous moulinez pour les suivre. Certains ont été surpris et ont bien ri de cette aventure.

 

bénévoles

Gilbert CUMINETTI :

Gilbert fait partie de ces personnes toujours prêtes à s'investir pour les autres. Il est, entre autre, trésorier de l'Ariégeoise.

Je n’ai jamais été un pratiquant de course à pied mais j’aime participer à l’organisation d’évènements sportifs. J’ai toujours pris du plaisir pendant le raid Toulouse-Barcelone, l’Ariège Trophy, le tour du Béarn ou d’autres courses par équipes, mais le Montcalm c’est une autre dimension.

Je suis avant tout un amoureux de la montagne, elle est belle, difficile parfois et par moment dangereuse. Quel plaisir de se retrouver avec des copains en haut et de partager des moments inoubliables en toute simplicité.

Mon amitié avec Bernard Piquemal et Alain Leplus m’a permis de découvrir cette course, de pouvoir m’impliquer en tant que bénévole. Je suis dans l’organisation depuis le début, et c’est un réel plaisir au mois d’août de retrouver tous les copains pour une nouvelle édition. La camaraderie, l’amitié, l’implication, la convivialité, le don de soi nous permet de réaliser des prouesses pour assurer la sécurité et le bon déroulement de cette course hors normes. Gilles Denjean a su fédérer autour de lui une équipe solide, efficace, professionnelle dont l’objectif est de toujours progresser.

Au tout début, pendant trois ou quatre années, j’étais coresponsable du camp au col 2900 et je garde de cette période quelques souvenirs particuliers. Je me souviens avoir pris pour la première fois l’hélicoptère et m’être trouvé au milieu de ces cailloux pour la mise en place du camp. Où implanter les tentes, pas de matériel, pas d’espaces herbeux. On a alors tant bien que mal préparé avec des lauzes et un peu de terre des endroits pour s’installer. Les nuits étaient longues et il nous tardait de nous lever pour soulager nos dos endoloris.

Mais quel plaisir le jour de la course de voir et encourager jacques Soulère qui bondissait de cailloux en cailloux tel un isard. Chaque année on retrouvait un compétiteur de Pamiers bien connu qui arrivait souvent sur les courses à vélo, qui participait à la compétition puis qui regagnait son domicile. Un jour, lorsqu’il est passé devant moi, il m’a demandé de lui indiquer son temps de passage. Sa mine était réjouie car il avait amélioré le temps de l’année précédente de deux ou trois minutes. Il avait à l’époque près de soixante dix ans. Respect Monsieur Michel !!!

Généralement, à la fin de la course on prépare les filets pour redescendre le matériel et les sacs et le responsable attend une dernière rotation pour redescendre dans la vallée. Une année, je suis resté seul en short et tee shirt pour attendre l’hélico. Sauf que, le responsable des rotations et le pilote ont complètement oublié de faire cette dernière rotation et sont partis déjeûner. Je n’avais plus de batterie et donc plus de liaison radio, et de plus la brume est arrivée (visibilité maxi. 30m). Je n’osais pas descendre à pieds car je craignais qu’il ne monte et qu’il ne me trouve pas. J’ai attendu ainsi deux ou trois heures et un moment donné j’ai entendu l’hélico qui arrivait par le riufret, je me suis mis sur un névé pour qu’il puisse me repérer. Le patin ne touchait pas le sol que j’étais déjà à l’intérieur. J’ai informé le pilote qu’on devait prendre  le gars de l’étang Montcalm. Le pilote s’est mis en stationnaire et a suivi le chemin en descendant. Heureusement que Roger était monté jusqu’aux cornes et nous avons pu le récupérer. Et maintenant comment descendre dans la vallée ? Il me semblait que les pales allaient toucher les rochers et que notre dernière heure était arrivée. Tout d’un coup, nous nous sommes retrouvés à la DZ. Des gouttes de sueur perlaient sur mon front, j’ai serré longuement la main du pilote. Bravo l’artiste !!!

Des images et des souvenirs, j’en ai plein la tête et même si aujourd’hui j’ai un peu de mal à passer deux ou trois jours sur le caillou j’ai hâte de retrouver cette ambiance, cette convivialité et cette camaraderie que me procure cet évènement.

Aimé MAURY :

Monsieur mémoire. Elu depuis plus de 30 ans à Auzat. Homme à tout faire avec une grande connaissance de l'histoire du village et de ses habitants. 

J'ai participé à cette belle aventure dès le début. J'étais élu au conseil municipal d'Auzat et j'ai pris  divers titres au Montcalm. Tout d'abord je suis allé en montagne. J'ai pris la responsabilité du poste du Pinet. Les soirées étaient arrosées, nous avons bien rigolé. Mais l'âge faisant, je suis descendu pour assumer de nouvelles missions sur la place. J'étais en charge de recruter des bénévoles, je faisais le lien avec les employés communaux pour le montage des chapiteaux, la mise en place des tables, des chaises, la réservation du gymnase.....En 2017, j'ai formé Nadine Bertrand qui m'a remplacé en 2018. Je lui ai transmis toutes les petites astuces mais je suis toujours dans l'organisation pour aider au maximum.

André MAURY

 

 

 

 


 

 

Bernard PIQUEMAL, le papa du Montcalm :

 

L'Aventure sur Auzat commence fin des années 80. Comment faire vivre ce Pays si Péchiney un jour ferme ses portes...!!!!

Quel développement pour créer des Activités nouvelles et des Emplois....!!!!  Comment attirer de nouvelles populations et des familles jeunes. 

Bernard Piquemal Marathon du Montcalm

Pour ces objectifs sont créés de nouveaux outils, le Syndicat d'Initiative professionnel en 1987 et le District en 1989. Elu Président de ces deux organismes, j'ouvrais aussi la réflexion sur: comment faire Connaitre et faire Aimer ce Pays, se différencier des autres vallées de montagne. Une idée est rapidement consensuelle entre nous, même si elle est nouvelle, novatrice, autour de nos atouts naturels, nos montagnes, notre patrimoine et nos frontières, la jeunesse et les sportifs.

Mais quoi faire pour la promotion du pays, il fallait trouver un truc tout nouveau, particulier et un peu fou.......et comme souvent à la fin d’une réunion, autour d’une table une boutade arrive sur les toits des Pyrénées : Vignemale, Montcalm et autres....

Dès le lendemain je propose à Alain pourquoi pas une grande manifestation avec une course sur le toit de l’Ariège.....et tout de suite avec Claude en renfort l’idée fait son chemin ...le surlendemain, toute l’équipe travaillait sur le futur Challenge des 3000 ariégeois.

Si je suis le papa, sans l’équipe autour de moi, avec Alain en chef de file, ce Challenge et beaucoup d’autres choses n’auraient pas vu le jour dans ce Pays.

Avec la confiance des collègues l’équipe s’élargit et on teste la faisabilité sur tous ses aspects. Au début beaucoup de sceptiques, d'autres nous prenant pour des illuminés, il a fallu convaincre et mobiliser les moyens humains et financiers.

Parti comme une expérience les premières années, cela fait maintenant 30 ans que ça dure ,une équipe avec un noyau dur d'acteurs et des centaines de bénévoles , un état d’esprit, de la passion, de l’investissement, de la solidarité, des soutiens financiers et des Collectivités avec surtout des coureurs qui se comptent en milliers venus de toute la France et de beaucoup de pays étrangers ......

Le papa lui s’est transformé en organisateur et président de cette manifestation pendant 24 ans , même en coureur (trois Montcalm et plusieurs trails de la Vallée) suite à un défi des amis, mais aussi pour voir les plus et surtout les moins de l’intérieur de la course pour la faire grandir , mais tout ça grâce aussi à Alain qui pendant ce temps me remplaçait à la direction de la course.

C’était parti.......et le Montcalm commençait à s’afficher, à rayonner et mettait une loupe formidable sur les activités de la vallée avec dans la foulée la création d’une Station Touristique de montagne d’un nouveau genre, innovante, audacieuse : la Station-Sport-Nature du Montcalm.

Que d’émotions, que de souvenirs, que d’anecdotes......avec en 30 ans la participation de plusieurs milliers de bénévoles, qui ont fait année après année la réussite de cette manifestation.

Formidable aventure humaine, outil aussi de rassemblement, d’efforts en commun et de cohésion sociale.

Même une suppression de la manifestation en 2015 par les élus locaux actuels et des menaces de ces derniers qui perdurent , n’y ont rien fait jusqu’à aujourd’hui et très heureux de voir le bébé bien grandir dans les bonnes mains d’un jeune du pays ,Gilles Denjean (un de mes adjoints dans l’ancienne équipe  d’organisation) qui a repris le témoin pour continuer la belle aventure.

La manifestation a grandi, a évolué, s’est développée, est devenue internationale et incontournable, tout en gardant son esprit originel.